San Francisco, la city by the Bridge!

On a tous une raison pour voyager, un endroit qui nous fait rêver. Le mien c’était San Francisco, et pas juste pour le fameux Golden Gate Bridge (même si j’avoue qu’il est assez impressionnant), mais aussi pour son ambiance cosmopolite avec le plus grand Chinatown des Etats-Unis par exemple, mais aussi son histoire hippie avec le campus de Berkeley dans les années 1960  et le quartier Haight-Ashbury  qui a fait d’elle une figure de la contre-culture américaine.

Survoler le Golden Gate Bridge en avion en écoutant « San Francisco » de John McKenzie était une bonne entrée en matière pour ma première journée aux Etats-Unis (c’était sans compter les 2h d’attentes aux douanes avec valises qui bipent bien sûr).

Pour perpétuer les clichés ont a commencé notre petit périple dans la city by the Bay par le fameux Golden Gate Bridge. S’il parait grand sur les photos, il est en réalité immense,  ce géant d’acier de 1970m de longueur te fait tout à coup sentir toute petite. Marcher sur le bridge était assez impressionnant (et dangereux avec tous ces vélos de touristes qui n’hésite pas à te rentrer dedans), c’est comme d’être à Times Square à New York, être dans un endroit mythique te fait sourire malgré toi et réaliser tout à coup que tu es sur cette photo dont tu as rêvé.

Après avoir pris une bonne cinquantaine de photos, snaps et vidéos, le fameux fog (brouillard) s’est joint à la partie et en moins d’une heure impossible de distinguer rien que les pieds du géant d’acier (c’est super impressionnant mais normal ici, à cause du choc de température entre l’océan très frais et la terre bien plus chaude). On décide alors de marcher pour faire des économies (on ne savait pas encore que dans notre lancée on ferait presque 20km) et on se dirige vers le petit port de San Francisco dans le quartier de la marina au nord de la ville dans le but de rejoindre le quartier cool de Fisherman’s Warf sur les quais.

C’est un quartier très animé, beaucoup de jeunes, de petites boutiques, une bonne ambiance et c’est sans compter sa fameuse attraction au Pier 39 : une troupe de Sea lions (éléphants de mer) un peu enrobés, affalés sur les pontons qui font bronzette en poussant de petits cris peu harmonieux. Autant vous dire que l’on s’est bien marrées en se comparant à eux à la fin d’une année aux states.

Trêve de plaisanterie, en rentrant à la maison on a compris la joie des San-franciscains qui vivent littéralement dans la ville la plus vallonnée du monde, les rues pentues nous ont bien fait souffrir, mais c’est vraie qu’elles donnent son charme à la ville, et puis elles permettent d’avoir de beaux points de vue comme celui que l’on avait sur la fameuse île-prison d’Alcatraz (je vous passerais l’histoire d’Al Capone). En revanche si vous voulez un aperçu des rues de San Francisco jetez un petit coup d’œil sur l’impressionnante Lombard Street, plus de virages tu meurs. Au passage petit big up à tous ceux qui ont passé le permis à San Francisco, respect.

Pour avoir visité quelques villes américaines (New York, Atlanta, LA), il est vrai que San Francisco porte bien sa renommée de ville la plus européenne des Etats-Unis. En effet les petits quartiers résidentiels, les quartiers cosmopolites et les gratte-ciels cohabitent en parfaite harmonie. Néanmoins ce qui la rapproche des villes américaines, notamment de la côte Ouest comme LA c’est l’abondance de petits quartiers qui s’apparentent à des villes dans la ville de telle manière à ce que le passage d’un quartier à l’autre soit un réel dépaysement (voir un changement de pays).

Tout d’abord Chinatown, un vrai petit Pékin au cœur de San Francisco qui te fait littéralement oublier où tu es, entre restaurants chinois, odeurs et population quasiment qu’asiatique. Comme je l’ai déjà évoqué c’est le plus grand chinatown des Etats-Unis. C’est un quartier assez animé et étendu où il est rare d’entendre parler l’anglais. En concurrence avec le Japantown qui se situe quelques blocs plus loin, le chinatown bénéficie d’une plus grande influence sur la ville que son voisin où vous trouverez néanmoins les meilleurs sushis de la ville.

Ce qui est assez choquant c’est qu’à peine 5 minutes de marche plus loin vous vous trouvez aux pieds d’un des nombreux gratte-ciels du downtown, quartier d’affaire très américain et assez froid qui rassemble aussi les boutiques de luxes et les grandes avenues.

En s’éloignant un peu du centre vers le Sud vous tomberez sur le quartier latino plus populaire « Mission » autour de Mission Street, très vivant et chaleureux à l’image de la culture mexicaine très présente en Californie, même au Nord ! C’est sans doute ici que vous trouverez les bonnes affaires, marchés aux puces et autres petites boutiques branchées. Quelques blocs plus loin vous apercevrez Castro, quartier gay de San Francisco, vitrine de la  très active communauté gay de la ville.

Enfin, San Francisco c’est aussi les jolies et très chics maisons victoriennes comme celles que l’on peut trouver dans le quartier résidentiel de Noe Valley et autour d’Alamo Square avec les fameuses painted ladies qui attirent chaque année nombre de photographes en herbe (dont moi je l’avoue). C’est ce genre de quartiers qui vous rappelle pour quelques instants notre belle vieille Europe, mais pas de nostalgie qui sois, ce n’est que notre deuxième jour aux States !

Je ne pouvais pas finir mon article sans vous parler de mon endroit préféré de San Francisco. Contrairement à ce que vous pourriez penser ce n’est pas le Golden Gate Bridge mais bien Pacific Beach à l’Ouest de la ville avec son ouverture sur l’océan pacifique qui permet d’avoir une impression d’horizon à perte de vue. On peut également apercevoir le Marin County au-delà du Golden Gate Bridge avec ses montagnes qui se jettent dans la mer, c’est assez impressionnant. On a eu la bonne idée de louer des vélos dans le magnifique et gigantesque Golden Gate Park (rempli de musés, jardins on peut même y voir des bisons !), et l’arrivée en vélo sur Pacific Beach par le parc était assez spectaculaire, j’en garde un beau souvenir. C’est un endroit assez stratégique car c’est de là que l’on peut voir le fog arriver en premier en milieu de journée.

Bref, pour terminer mon article, je dirais que San Francisco est vraiment une ville à milles facettes, mais avant tout un havre de paix pour les artistes, bohêmes et hippies du 21e siècle qui peuvent facilement s’y sentir chez eux. Les San-franciscains sont assez chaleureux et très tolérants envers la diversité et la différence d’où l’importante communauté gay. Pour citer l’écrivain Benjamin F. Taylor, “San Francisco is a city where people are never more abroad than they are at home”. A San Francisco se promener d’un quartier à l’autre revient à voyager et cela m’a beaucoup plût étant donné que l’on ne retrouve pas cela en Europe.

Au-delà d’être une ville mythique avec de l’histoire, San Francisco est aussi une ville tournée vers le future qui se veut être un rempart libéral contre l’Amérique de Trump. San Francisco est une ville où il est facile de se sentir bien.

Ce que j’ai également remarqué c’est l’attachement des San-franciscains à leur ville, à l’image d’Herb Caen ce fameux journaliste San Franciscain qui écrivait “One day if I go to heaven I’ll look around and say, it ain’t bad, but it ain’t San Francisco”.  San Francisco, une ville à part sur la côte Ouest, héritage de ces milliers de rêveurs, chercheurs d’ors et aventuriers partis conquérir le Far West.

Capucine







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