Yosemite, le gigantisme à l’américaine

Avec une superficie totale de 3079km², Yosemite est le 3ème plus grand parc naturel de Californie. Occupé autrefois par des tribus d’Indiens qui y ont vécu pendant près de 4000 ans, l’arrivée des pionniers américains en 1833 change la donne. En 1855, 18 ans plus tard, le premier hôtel est construit dans le vallée, et ce n’est qu’en 1890 que le parc devient un parc national, deuxième plus ancien de l’histoire américaine après celui de Yellowstone. Et nous voilà aujourd’hui, 127 ans plus tard à admirer ces belles montagnes de la Sierra Nevada qui forment une vallée à couper le souffle.

Après 6 bonnes heures de route et une nuit en camping ou le thermomètre est descendu en dessous de zéro (et bien sûr on ne s’y attendait pas en Californie en plein octobre), on se dirige vers la vallée et ses impressionnants bouts de rochers plus connu sous le nom d’El Capitan et Half Dome, paradis des grimpeurs aventureux. On emprunte la fameuse route scénique Tioga Road et on s’arrête à la sortie de Tunnel View pour avoir une vue à couper le souffle sur la vallée qui se réveille avec les premières lueurs de soleil. On comprend mieux pourquoi les américains viennent en masse arpenter les chemins du parc (3.5 millions de visiteurs chaque année) et prendre l’air en dehors des grandes villes polluées. Ici on respire l’air frais.

Comme le but de notre petite escapade à Yosemite était d’escalader (non non pas El Capitan mais un petit bout de paroi en contrebas), on revêt notre équipement et malgré notre inexpérience en escalade (doublée de mon vertige), on ne s’en sort pas trop mal, ce qui nous permet d’avoir une jolie vue d’un bout de la vallée et de comprendre les grimpeurs qui passent des heures voire même des nuits (en dormant dans une tente suspendue à la falaise) à escalader ces géants de granit que sont Half Dome et El Capitan, les mascottes du parc.

En effet, c’est grâce à ces immenses falaises de granit d’environ 1000 mètres de haut plongeant à pic dans les vallées boisées pleines de cours d’eau (Yosemite Valley), que le parc est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1984. Les californiens se battent pour protéger sa faune et sa flore unique ( vous pourrez croiser des ours, des mountain lions, sorte de pumas, et des écureuil par milliers) face à une fréquentation touristique intense qui pose des problèmes environnementaux.

Ce que j’ai beaucoup aimé à Yosemite, c’est de pouvoir profiter des saisons et notamment de l’automne car nous sommes partis mi-octobre. En effet, tout le sud californien n’a pas ou peu de saisons, le soleil étant présent toute l’année, à Santa Barbara par exemple, les températures ne descendent pas en dessous de 15 degrés en hiver en moyenne, pas de feuille qui tombent en automne et bien sûr pas de neige en hiver. Voir les arbres orangés, les feuilles tomber et ressentir le froid pendant la nuit était plutôt agréable…pour un week-end seulement !

Le lendemain, ayant décidé que l’on avait bien escaladé, on se motive pour une ‘petite’ randonnée (très subjectif dans de grand parcs comme Yosemite), direction Vernal et Nevada Falls, deux grandes chutes d’eau situées respectivement à 300m et 610m d’altitude. Il faut aimer marcher pour s’enfiler les centaines de marches en pierre pour pouvoir admirer ses chutes d’eau, mais ça en vaut le coup, surtout si vous avez amené votre appareil photo. La vue est magnifique du haut de Vernal Fall, en contrebas vous pouvez distinguer une jolie petite vallée. Mais gare aux écureuils qui vous piquent votre sandwich dès que vous avez le dos tourné (expérience vécue).

Pour finir le week end en beauté, notre guide, un ami qui connait bien le parc nous a réservé une surprise. Arrivé au pied d’El Capitan, il nous montre une cavité dans la paroi et nous explique qu’il y avait autrefois une corde attaché à la pierre qui permettait de se jeter dans le vide et de faire des cercles comme une balançoire géante, assez impressionnant et plutôt effrayant, surtout ne sachant pas depuis combien de temps la corde a été installée… Heureusement pour nous, pas de corde quand nous arrivons, mais une vue magnifique sur le début de la vallée. Depuis la hauteur on croirait que l’on va tomber dans le vide. Le point de vue est unique et magnifique, loin des sentiers touristiques. C’est depuis ce trou dans la roche que l’on termine notre périple dans le plus impressionnant parc de Californie. Mais ce n’est pas vraiment un au revoir pour moi puisque que j’y retourne fin décembre avec ma famille, histoire de vous prouver qu’il y a bien de la neige en Californie, et de profiter des paysages du parc en hiver (les plus beaux à ce qu’il paraît, à vous d’en juger !).

Avant de finir cet article, je me dois de vous parler de ma première expérience de campeuse (en Californie !). Installer les tentes dans la nuit, faire cuire les plats dans un petit réchaud, skipper l’étape douche et dormir avec 4 épaisseurs de pulls sous ton duvet, voilà les joies du camping. Mais ce serait oublier les histoires au coin du feu, les chants et la guitare, les chamallow grillés et les fameux smores américains (chamallow avec crakers et chocolat fondu à l’intérieur), un vrai délice ! Ce qui est bien avec le camping c’est qu’il n’y a pas de chichi, l’ambiance est décontractée et c’est là que tu peux rencontrer des tas de gens.

Alors pour conclure je dirais que Yosemite représente bien le gigantesque à l’américaine, un parc impressionnant sorti des montagnes de la Sierra Nevada protégeant une ancienne vallée glacière pleine de vie. Je ne peux que vous recommander de le visiter, amoureux de la nature ou pas vous tomberez sous le charme. Si vous avez la chance d’observer un coucher de soleil sur la vallée depuis un point de vue en hauteur vous aurez le sentiment de vous sentir tout petit face à la grandeur de cette nature encore sauvage mais à protéger pour qu’elle le reste. Imaginez la tête de ces pionniers de l’Est américain quand ils ont débarqué dans cette immense vallée, symbole de la grandeur des espaces du Far West où la nature reste une part importante de la culture de l’Ouest américain. En effet ici tu n’es pas un vrai américain si tu n’as pas visité au moins l’un de ces nombreux parcs naturel. Alors ça y est, je suis une vraie américaine ? Hum pas encore…

 

 

 

 

 

 







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