Hélène (Grenade) – Le parc des sciences

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Le parc des sciences

Si quelqu’un m’avait dit que je commencerai mon blog andalou par une présentation scientifique, je lui aurais ri au nez. Mais Grenade est faite de surprises, et cet endroit est bien trop génial pour être ignoré.

 

 

Même avec un sens de l’orientation douteux, vous devriez pouvoir suivre la piste des affiches représentant tantôt des humains disséqués, tantôt des papillons (ne vous enfuyez pas tout de suite). Vous arriverez face à un immense bâtiment, assez moderne, devant lequel vous pourrez vous assoir sur un banc, cinq minutes avec Einstein, regarder… une immense pierre tourner sur elle-même dans une sorte de fontaine (miracle de la physique que je ne vous demanderai pas de m’expliquer).

Pour éclaircir la situation et éviter que mes amis littéraires me classent dans la catégorie des traîtres, je précise que j’étais là pour sorte de réunion de rentrée. Traditionnel diapo pour faire la promotion de l’université dans laquelle nous sommes déjà inscrits, petit mot aimable du directeur du parc, suivi d’une suite de phrases prononcées par une femme dont je n’ai même pas compris l’identité. Ah, l’accent andalou ! Juste avant de nous laisser gambader dans le parc, un quatuor à cordes a entamé la « petite musique nocturne » de Mozart.

Chose rassurante, les scientifiques doivent être musiciens ici, et cet endroit dispose d’un piano. Si vous avez de la chance, vous pourrez, comme moi, consulter la carte du site sur un air d’Amélie Poulain.
Difficile de vous donner un aperçu général du parc, il est si grand qu’il faudrait prendre une journée pour en profiter pleinement. A défaut, je vous emmène avec moi, c’est-à-dire en suivant un chemin totalement aléatoire.

 

Au début, l’objectif est simple : suivez la foule (même si dans cette ville il faut aussi savoir s’en séparer). Vous vous retrouverez ainsi devant une sorte d’élevage d’aigles, de vautours, de faucons accompagnés de leurs fauconniers qui les exhibent face aux passants. Les approcher d’aussi près est une expérience impressionnante, mais personnellement les chaînes accrochées à leurs serres m’ont mise mal-à-l’aise et je ne me suis pas attardée.

 

 

 

Après nous être arrêtés pour nous émerveiller devant des blocs de terre (oui je sais, waouh, mais ma colocataire est étudiante en géologie, coucou Christina si tu me lis et me comprends), nous nous dirigeons vers un bâtiment affublé d’un grand « DARWIN ». A l’intérieur, des canards morts et empaillés, des poissons vivants, des dessins d’enfants et des explications sur les chromosomes ou sur l’évolution d’un fœtus d’animal qui charmeront les plus scientifiques d’entre vous. La statue de Darwin assis à une table de jardin vous attendra dehors.

 

 

Ensuite vient le plus intéressant : la serre aux papillons. Si vous avez du mal à supporter la chaleur de l’Andalousie, accrochez-vous, à l’intérieur c’est encore pire… et humide. Dans cette petite jungle amazonienne reconstituée, les papillons s’en donnent à cœur joie, jouent à cache-cache entre les feuilles, se posent dans vos cheveux dès que vous vous arrêtez de bouger. On n’entend que des murmures émerveillés, face à ce qu’on pensait être une feuille morte et qui vient de s’envoler, à un spécimen bleu émeraude dont on ne soupçonnait même pas l’existence. Certains moments n’ont pas besoin de mots.

Le but du parc, selon le directeur, est de « former les scientifiques de demain ». Qui dit scientifique, dit logique, et qui dit logique dit casse-tête. Vous trouverez donc, sous une sorte de tonnelle, des formes à assembler, des câbles à démêler disposés sur des tables, ainsi qu’un jeu d’échec géant, une pièce penchée (pour tous les petits qui rêvent de toucher le plafond) et une structure de jeux pour enfants assez insolite. Encore mieux : il existe des wagons, disposés sur un circuit de petit train, sur lesquels vous pouvez monter pour les faire avancer en tournant une manivelle. Bien sûr, cela doit être conçu pour les enfants, mais rien n’est spécifié et le tout est disposé en plein milieu du chemin. Alors si vous avez sous la main un ami anglais avec qui faire la course, foncez !

Pour bien terminer la visite, voici un petit conseil : la grosse tour étrange au bout du parc n’est pas là pour faire beau, il s’agit d’un mirador. Et comme les espagnols sont gentils, ils ne vous laisseront pas monter autrement qu’en utilisant l’ascenseur. En revanche, vous risquez de moins apprécier les escaliers pour descendre si vous êtes sujets au vertige.

Si vous avez encore un peu de temps, vous pourrez poursuivre sur des expositions, parler à un ro-bot ou découvrir votre corps en réalisant une stimulation d’échographie ou en observant votre squelette faire du vélo. Mais pour ma part, je préfère vous laisser sur cette vue.

En attendant le prochain article sur le mode de vie espagnol, je vous laisse aller lire les articles de mes amis au 4 coins du monde via le site de la diaspora.

Besos

Hélène

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