Sweden, sweet Sweden

Si le décalage entre la France et la Suède se fait sentir, celui entre l’Espagne et la Scandinavie en général est tout simplement énorme. Je vous emmène donc dans le grand froid, pour un aperçu de la ville de Lund et du fameux « hygge », que vous connaissez déjà.

Pour mieux connaître la Suède, n’hésitez pas à aller faire un tour sur le blog de Pauline, « But first, let me take a Fika », je ne veux pas usurper sa place de spécialiste de ce pays.

 

LUND

Je sais, encore un nom qui évoque une ville perdue au milieu de nulle part, avec une église, trois immeubles et une moyenne d’âge de 90 ans.
Eh bien Lund n’est pas comme cela.

J’hésite à finir là mon article, mais je pense que ça ressemblerait trop à une blague de mauvais goût. Voici donc quelques précisions qui vous donneront, j’espère, l’envie de voyager.

 

Tout d’abord, la cathédrale de la ville est assez impressionnante, et tout le monde vous la citera comme la principale attraction à visiter. Si on omet le corbillard qui nous attendait à l’entrée, ces affirmations sont fondées. Le bâtiment possède d’ailleurs une crypte certainement très ancienne, ainsi qu’une énorme horloge astrologique (si, ça existe) qui sonne deux fois par jour.

 

 

 

Mais Lund est également pleine de ressources : le jardin botanique et sa serre, la bibliothèque absolument magnifique (admirez-la de l’extérieur, ne vous attendez pas à entrer dans Poudlard), les rues animées et même l’université aux multiples associations qui, le jour de notre visite, essayaient de persuader les étudiants à grands renforts de chocolats, de pass pour de la gym ou de t-shirts ornés de la tête de Marx, font partie de son charme.

                                                    La bibliothèque de l’université

 

 

                                      L’université

Tout le monde là-bas parle anglais, et par là j’entends toutes les générations. On ne peut pas dire que le suédois paraisse facile, mais le fait de ne savoir dire que bonjour et merci n’a pas été une barrière pour me faire comprendre. 

 

                                        Lomma

Lund présente aussi l’avantage d’être très proche de la mer. Vous sautez dans le premier bus régional qui passe et en un rien de temps vous voici à Lomma, à manger un poisson près du port, avant de vous rendre tranquillement jusqu’au  phare qui surplombe la mer, laissant dans votre dos les bateaux et les plages de sable qui, avec le vent de l’hiver, font peu envie, c’est vrai. Pour ne rien gâcher, l’endroit est aussi doté d’une bibliothèque, cette fois avec vue sur le port.

Si vous vous rendez à Lund, je ne saurai vous donner d’un conseil : n’ayez pas peur d’ouvrir des portes. Cela paraît bête, mais le grand bâtiment qui fait face à l’université et semblait clos abritait en fait un hall gigantesque et une sorte de grande salle ou chapelle toute en longueur, parée de dorures, où un orchestre à cordes répétait pour une cérémonie. Je pense que cette espèce de concert privé, cette musique sortie de nulle part fait partie des meilleurs souvenirs de ma vie.

En ce qui concerne la vie étudiante, Lund peut paraître assez tranquille, mais c’est sans compter l’existence des nations. Je n’ai pas eu l’occasion d’aller à l’une de leurs soirées, mais d’après ce que j’ai compris il s’agit d’énormes associations étudiantes, dans des bâtiments où certains étudiants ont même choisi d’élire domicile. Des soirées sont organisées pour les membres des nations, certains peuvent travailler là-bas en échange de tickets de réductions, de repas de remerciement, etc.

D’ESPAGNE EN SUEDE

Comme je vous l’ai expliqué, les différences entre l’Espagne et la Suède sont flagrantes, et si un élève erasmus en Suède aura remarqué les mêmes choses, il n’aura sans doute pas le même ressenti face au mode de vie de ce pays.

Pour commencer, la présence impressionnante des produits bios dans les supermarchés. Concrètement, la Suède est une terre pour les végans (si l’on omet les boulettes de viande qui sont une spécialité locale). Après les tapas pleines d’huile d’olive, le jamon serrano, je me suis vite rendu compte que manger frit était là-bas à peine aussi courant, sinon moins, qu’en France. L’occasion de réaliser le développement inconscient de mon addiction à l’huile d’olive.

Ensuite, les gens marchent lentement. J’entends d’ici mes amis d’Espagne protester que ce n’est pas une différence, mais laissez-moi m’expliquer. Les espagnols marchent comme s’ils faisaient une petite promenade du dimanche, et ce absolument tout le temps, mais ils le font en ayant 15 minutes de retard en toute occasion (j’aurais d’ailleurs du mal à expliquer si c’est leur vitesse qui cause leur retard ou si c’est l’idée du retard qui les rend totalement déstressés). Chose impressionnante donc : les suédois sont tout aussi peu stressés, mais sont TOUJOURS à l’heure. Oui, vous pouvez applaudir.

Petit point qui a été difficile à vivre, et qui va de pair avec leur ponctualité : le strict respect des règles. Que vous trouviez cela respectueux ou psychorigide, ils ne doubleront jamais dans une queue, ne traverseront jamais à un passage piéton si le feu n’est pas passé au vert (oui, même s’il n’y a personne et que cela devient presque ridicule). De mon côté, j’ai frôlé la mort plusieurs fois en voulant, comme en Espagne, m’arrêter à 5 centimètres du bord du trottoir.

S’ajoute à cela une extrême politesse, qui fait des suédois des gens très faciles à vivre. Si vous doublez dans une queue (ce qui n’est pas très gentil), vous ne vous exposerez à aucun regard mauvais, aucune remarque bien placée. Ils laisseront leur haine bouillonner intérieurement. Le bon côté des choses, c’est que cette politesse en toute circonstance vous permettra de trouver un bon samaritain prêt à vous aider à chaque coin de rue. Remarque : les espagnols aussi, mais ils ne parlent pas du tout anglais, comptez sur la langue des signes. Et ils vous doubleront dans les queues.

C’est peut-être un cliché, mais il est vérifié : pour être bien zen et oublier le froid, les suédois allument des bougies à peu près partout. Dans les cafés, les appartements… Cela modifie vite l’ambiance, mais paraît étrange au début.

Enfin, si je dois retenir une chose de la Suède, c’est la capacité de ses habitants à prendre le temps. Simplement. Profiter de l’instant, de pas courir dans tous les sens, ne pas optimiser chaque minute, chaque seconde. Cela paraît anodin, mais a constitué pour moi une véritable révélation.

 

Merci donc à Colin qui a su me faire tomber amoureuse de ce pays et de cette petite ville où non, il ne fait pas si froid que ça. Un gros big up à Léo également.







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