Amsterdam, Premier Contact : est-ce ici le paradis ?

Je n’étais jamais venu à Amsterdam auparavant. Vous me demanderez alors pourquoi est-ce que j’ai choisi de passer une année entière là-bas plus qu’ailleurs. La raison est simple : toutes les personnes que je connais qui y sont allées m’en ont donné des retours positifs. Mais pourquoi Amsterdam fait-elle autant l’unanimité ? Je commence à comprendre pourquoi.

A peine arrivé, je me rends compte du magnifique cadre de vie qu’offre la ville. Elle n’a rien d’une grande métropole comme Paris ou Londres. Elle est verte, fleurie, belle (et même parfois ensoleillée). Les maisons dont le style est typique d’ici (et parfois penchées de façon inquiétante) semblent en même temps toutes se ressembler et être toutes différentes autour des canaux. Les buildings se tiennent à la périphérie de la ville, souvent autour des principales gares d’Amsterdam. La ville respire : les toits sont bas, les allées larges, l’air pur, le trafic fluide. Comment expliquer les 3 derniers ? Le VELO. Partout. Une des premières choses que j’ai vues dans le bus en arrivant était un dos d’âne pour vélo, j’ai trouvé ça drôle. En fait la ville est organisée autour du vélo et en fait le meilleur moyen de transport. En effet, prendre le vélo est souvent la solution la plus rapide est la moins coûteuse (sauf si vous vous faites voler votre vélo, ça arrive).

Cependant, je n’avais pas de vélo lors de mes 10 premiers jours à Amsterdam. Tous les trajets devaient se faire en transports en commun (plutôt bien organisés et fluides mais vraiment très chers) ou à pied. La ville peut être considérée comme étant à taille humaine, cependant les néerlandais sont parmi les grands du monde ; j’avais donc un peu mal aux jambes après quelques journées d’exploration.

Quand on est à pied, le principal danger est les cyclistes : des malades. Ils vont à toutes vitesse, ne ralentissent pas et ne respectent pas les feux (bien sûr aussitôt sur un vélo on fait pareil), ils se contentent d’utiliser constamment leur sonnette pour signaler qu’ils arrivent sur vous. Ainsi, il faut redoubler de vigilance lorsque vous traversez une rue car vous devez traverser souvent une piste cyclable, une route, une voie de tram, une route, et une deuxième piste cyclable, un vrai parcours du combattant.

Le deuxième danger quand on est à pied ou à vélo est de se perdre. La construction de la ville est fourbe, au lieu d’être quadrillée, elle est bâtie en cercles concentriques. Bien sûr les rues se ressemblent toutes avec les maisons, les canaux, les fleurs sur les ponts et les vélos accrochés partout. Et ce n’est pas comme si les noms de rues étaient là pour aider, aussi longs qu’ils sont, imprononçables et impossibles à mémoriser. Maintenant, quand je commence à rentrer chez moi sans regarder une carte (et sans me perdre) je me sens comme un local.

En réalité, je pense que je pourrais très bien adopter cette ville et les détails précédents font partie de son charme (avec dans certaines rues l’odeur d’un produit pas très légal en France). Ici, les gens semblent pour la plupart gentils, bienveillants, ils parlent tous anglais parfaitement. Tout me semble beau ici, tant à l’extérieur que les décorations intérieures, si modernes dans de vieux bâtiments, souvent à base de matériaux bruts de bois, brique, métal. Les Halles d’Amsterdam, dans le centre-ouest d’Amsterdam, au sud-ouest du quartier de Jordaan, me font d’ailleurs beaucoup penser au quartier de Darwin à Bordeaux. Dans ces halles, se tient un de mes coups de cœur à Amsterdam : les Foodhallen (littéralement les halles de la bouffe). C’est une immense salle avec plein de chaises et tables éparpillées et avec sur les côtés une multitude de stands proposant un type de nourriture particulier. Vous pouvez venir avec vos amis un vendredi soir pendant que le DJ joue et manger un bon gros hamburger pendant qu’eux mangent mexicain, italien ou vietnamien par exemple, le tout autour d’une bière. L’ambiance est magique et je recommande l’endroit très fortement.

Ainsi, Amsterdam m’a charmé dès les premiers jours. Avant même d’avoir expérimenté la vie étudiante, la vie nocturne, les clubs ou les coffeeshops, j’étais séduit par la qualité de vie proposée ici, au bon équilibre entre calme et dynamisme, où l’on se sent bien en sécurité dans un environnement agréable à parcourir et regarder. Vivre ici ne sera pas une épreuve très difficile. Partir, le sera sûrement plus.














































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