First week – The city that never sleeps

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Au revoir maman, au revoir Paris, c’est l’heure de s’envoler ! De CDG à JFK il n’y a que huit heures d’avion, huit heures pour s’imaginer plein de choses, un peu stresser aussi et surtout pour se dire « ça y est, j’y vais, dans huit heures j’y suis, enfin ! ».

Arrivée à New-York aux alentours de 19h, après un petit coucou à Augustin un autre étudiant de Sciences Po Bordeaux qui travaille à l’aéroport pour son année de mobilité, impossible de réaliser que j’ai vraiment atterri à NYC avant de voir la skyline de Manhattan en taxi en traversant le Queens. Même en y étant déjà allée il y a quatre ans, il est toujours aussi impressionnant et émouvant de voir ces grandes tours aux milles lumières se fondre dans l’obscurité de la nuit. Malgré le décalage horaire fort et cette sensation un peu désagréable qui fait tanguer la terre entière lorsqu’on descend de l’avion, je suis très heureuse d’être arrivée. Ca y est, je suis à New-York, je reste vraiment aux Etats-Unis pour un an.



Les USA, et surtout New-York, sont complètement occidentalisés ce qui fait que le choc culturel se fait peu ressentir, même si certains détails me rappellent bien que je ne suis plus en Europe et encore moins en France. La Californie est encore radicalement différente mais j’y reviendrai plus tard dans une autre publication.

Ce qui me saute aux yeux très rapidement à New York, en me baladant à pied c’est déjà le nombre très élevé de SDF dans la rue, de tous âges et de toutes ethnies même si la majorité d’entre eux est afro-américaine. Dans un pays où la santé publique est quasi inexistante, les marginaux et sans domicile fixe sont très peu pris en charge et cela se ressent beaucoup dans les rues, même si selon les endroits de la ville on en retrouve plus ou moins, comme à Brooklyn où il ne me semble pas en avoir vu. La nuit, dans tout Manhattan, certaines parcelles de trottoirs sont jonchées de matelas et de sacs de couchage à quelques mètres des avenues où le trafic et les sirènes hurlantes ne s’arrêtent jamais.

Ah oui, parce-que les américains ont un problème avec les bruits : en continu, toute la journée, les nuisances de la ville sont accompagnées de sons stridents de sirènes de plein d’entités différentes, du camion de pompiers en passant par la police ou les alarmes de voitures. Rien de très exotique certes, sauf que le son est cinq à dix fois plus fort et que la notion de déranger autrui par le bruit n’existe pas. Que ce soit à cinq heures du matin à l’heure où le soleil pointe le bout de son nez ou à 23h quand le New-Yorkais après une journée intense de travail dort, les sirènes s’actionnent et ne s’arrêtent que quand « l’urgence » (entre guillemets) semble résolue.



Views from Brooklyn

Ce que j’avais vraiment oublié de ma dernière visite c’est également la quantité folle de magasins de nourriture dans la ville. Restaurants, supérette, supermarché, cafés, junk-food, deli (mix entre épicerie, supermarché et traiteur), vendeurs ambulants, street-food… L’alimentation est omniprésente dans la ville et il y a pour absolument tous les goûts et tous les budgets. Si à New-York les gens sont en général plutôt minces, on est quand même aux Etats-Unis et cela se ressent dans le rapport à la nourriture : à toute heure, aux milles parfums, par abondance. La cuisine américaine est en fait très reliée aux goûts de l’enfance, le sucre et le gras étant extrêmement mis en avant. J’ai ainsi été dans un magasin appelé Do, spécialisé de la pâte à cookies comestibles (oui, mon père aussi trouvait ça étrange mais rassurez vous on a regardé la recette sur internet et c’est complètement mangeable) et où la queue commençait de l’autre côté du trottoir. Quel autre nation peut-elle penser à commercialiser de la nourriture tant « enfantine » ? Le goût et le marketing autour de ce commerce reposent en effet sur cette sensation que l’on avait petit de manger la pâte non cuite des gâteaux prêts à être mis au four. Si on passe au-dessus de l’aspect étrange de la chose c’est très bon mais on ne préfère pas savoir combien de calories sont présentes en une bouchée. Sûrement beaucoup puisqu’il a été impossible de trouver une réponse à cette question.


Do, 550 LaGuardia Pl, New York, NY 10012

On se sent si petit entre tous ces grands buildings, la ville est si grande ! Heureusement que le métro existe et fonctionne très bien (quasi-parfaitement si on oublie de mentionner la clim qui goutte sur ses usagers) et une fois qu’on a saisit la nuance entre la ligne locale et celle express, il est très facile de s’orienter et de se rendre à peu près où l’on veut assez rapidement. New-York n’est pas très américain pour ça : le métro, le peu de voitures et le nombre très élevé de ses taxis jaunes qui sillonnent les rues. C’est très agréable de pouvoir se balader à pied entre les grands immeubles, luxe impossible dans nombreuses grandes villes américaines. On va dire que les longues marches de la journée compensent le nombre de calories ingurgitées par jour. Les musées aussi sont tous assez grands (enfin, tout est grand et multiplié par 5 comparé à l’Europe) et vraiment réussis pour la plupart : ainsi si le musée des transports à Paris ou à Bordeaux pourrait être carrément ennuyant, j’ai beaucoup aimé le New York Transit Museum situé à Brooklyn où l’on apprend tant sur la ville que sur ses moyens de transport (pas très sexy dit comme ça mais c’était très intéressant).


 New York Transit Museum, Boerum Pl & Schermerhorn St, Brooklyn, NY 11201


Musée d’histoire naturelle et MoMa

Touriste oblige, j’ai visité les grands lieux connus de la ville comme le quartier de Williamsburg à Brooklyn où cohabitent hipsters tatoués, street-art coloré et petits commerces vintages, le musée d’histoire naturelle ou encore Liberty Island et Ellis Island. Ces deux îles sont chargées d’histoire et j’étais vraiment contente d’enfin aller voir d’aussi près la statue de la liberté ainsi que de visiter le musée de l’immigration sur Ellis Island, ancienne terre d’accueil des millions de migrants qui sont venus tenter leur chance sur le continent américain entre 1892 et 1954. C’est un sentiment assez étrange que de se trouver dans un tel lieu chargé d’histoire et de se dire que tant de gens ont transité par cet endroit, les têtes pleines de rêves et d’espérance avec tout ce qu’ils possédaient sur eux comme bagages pour un nouveau départ. Je suis également allée visiter le musée du 9/11 qui était très beau et particulièrement émouvant. La ville a construit un magnifique mémorial devant le nouveau One World Trade Center et la vision de ces deux gigantesques pools où plus de 2 900 noms de victimes sont inscrits est bouleversante. Si la construction de la nouvelle tour semble avoir pansé les blessures des New-Yorkais, les traces de poussière encore présentes autour du lieu témoignent encore du choc toujours présent dans les mémoires des américains.



Liberty Island & Ellis Island



Les rues colorées de Williamsburg, Brooklyn



9/11 museum et One World Trade Center

J’ai adoré re-découvrir New-York, ses belles couleurs, son architecture que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, sa population originaire des quatre coins du monde, où toutes les religions et croyances semblent avoir leur place, ses habitants enthousiastes et sympathiques, ses lieux chargés d’histoire et ses belles lumières qui éclairent l’obscurité de la nuit. J’espère y retourner pour Novembre et pouvoir encore sillonner ses avenues avec mon appareil photo. Il faudrait une vie pour arpenter et découvrir tout New-York et même si je n’y ai séjourné que six jours, c’était déjà assez pour me rendre à nouveau compte que j’aimais beaucoup cette ville. A bientôt NYC !


« Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore.
Send these, the homeless, tempest-tossed, to me,
I lift my lamp beside the golden door ! »
Extrait de The New Colossus, poème de Emma Lazarus inscrit sur le socle de la statue de la liberté

 







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