Julia (San Diego) – City of stars, are you shining just for me ?

22192722_1249964125108734_179725926_n

City of stars, are you shining just for me ?

Pour ma deuxième journée en Californie, j’ai eu l’immense chance (gracias papa) d’aller visiter Los Angeles. Située à environ deux heures de voiture de San Diego, Los Angeles semble être la ville incontournable californienne et j’espérais vraiment y aller cette année, souhait exaucé à mon plus grand bonheur très rapidement.

Los Angeles ressemble sur le papier à San Diego : ce sont deux grandes villes près de l’océan, bâties entre de longs palmiers, d’énormes buildings et quelques collines californiennes. Mais, LA renvoie une ambiance totalement différente de SD, ce qui fait qu’après cinq minutes à marcher dans la ville, je sais que déjà que je suis en train de découvrir une ambiance toute nouvelle.

On a commencé par se promener le long de Venice Beach, l’une des emblématiques plage de la ville. Tout est conforme à ce que j’imagineais : les grands palmiers, les piscines vides remplies de skateurs plutôt tous très stylés, la danse de rue, les passants bodybuildés et la vibe super cool qui s’en dégage. Ce que je n’avais pas imaginé c’était plutôt un tout autre type de population : beaucoup de homeless et de gens planant à 20 000, ivres ou défoncés. Ils sont énormément à proposer leurs services (danse, peinture, livres…) contre quelques dollars. Et lorsqu’on entend un homeless jouer du piano magnifiquement bien on se demande quelle vie il a pu vivre avant d’arriver ici.

Venice

La balade étant assez touristique, il y a beaucoup de micros-commerces sur Venice, de la boutique de plage au henné, rien de très exotique par rapport à l’Europe mise à part les nombreux magasins de cannabis, aux vertus médicinales. Ce qui est assez drôle c’est de voir les vendeurs, tous très cools (étonnamment) habillés en combinaisons vertes inciter les passants à venir acheter de l’herbe, scène complètement improbable en France. Dans la rue, beaucoup de gens fument des joints, la marijuana à « usage récréatif » ayant été légalisée par référendum l’année dernière. Par contre depuis que je suis ici, mise à part à New-York et les Français, je n’ai vu personne fumer de cigarette, c’est très mal vu et les paquets sont hors de prix (+$10).

22192810_1249617648476715_255220118_n

Green doctors sur Venice

L’ambiance de Venice Beach est assez incroyable parce qu’elle reflète à mes yeux totalement l’esprit californien : des passants originaires de milles endroits différents, aux milles vies et aux milles religions mais tous bronzés et renvoyant en général une vibe super cool. J’ai du mal à m’imaginer que des gens travaillent vraiment sérieusement dans cet état et surtout dans cette ville. Tout le monde est en maillot de bain, short et claquettes, en skate ou en vélo et même les quelques commerçants qui travaillent oscillent entre le sable de la plage et leur boutique. Le rythme californien est très cool et les gens sont vraiment gentils, ça change un peu du mood français (= quand tu souris ici, on te sourit en retour et ça c’est du jamais-vu dans le métro parisien).

Une des choses qui m’a semblé très différente de la France à LA, et dans l’état en général, c’est la restauration. Etant seulement allée à New-York avant d’atterrir en Californie, où la nourriture est plutôt généralement très bonne, j’ai été très étonnée par les restaurants des lieux touristiques de la ville (autant à Venice que sur Walk of Fame le soir). Je m’explique : en France, où on mange relativement bien partout et surtout les lieux touristiques proposent un choix très varié de restaurants en général assez bons. Sur Venice comme sur le Walk of Fame trouver autre chose qu’un take-away ou un fast food a été assez long et fastidieux. Autour de nous aux restaurants il n’y avait quasiment que des Européens, eux aussi peu tentés par un tacos surgras et un soda chimique en bord de plage. Même si la Californie est en général peu représentative des Etats-Unis, à Venice en tout cas la nourriture et la restauration sont très américaines : quantity over quality.

Venice Beach

Avant de partir de Venice on est allés se promener dans le long des canaux (la plage tient son nom de là, le quartier rappelant les canaux de la ville italienne) et c’était vraiment splendide Chaque maison était différente, certaines très originales, de toutes tailles et de toutes couleurs mais absolument toutes magnifiques. Chacune d’elle possède un petit bateau non motorisé accroché sur l’eau devant leurs entrées, on a même vu un cygne pédalo (que j’ai été obligée de prendre en photo, référence à OSS117 oblige) et quelques kayaks. Je n’ai pas pu m’empêcher de me demander si les résidents allaient de maisons en maisons sur leurs petits bateaux ou si ils étaient plus là pour la déco. Question prix, pour acquérir une maison ici cela se compte en millions pour chaque terrain mais vu la tranquillité du quartier, oasis de paix dans le tourbillon de bruit et de lumières constant que renvoie Los Angeles, et surtout la beauté de l’architecture, cela se comprend. J’ai beaucoup aimé ce quartier même si j’imagine que pour les résidents le flux constant de touristes doit être un peu pénible (désolée pour les photos en rafales chers habitants mais c’était si beau!)

Les canaux de Venice

On s’est ensuite baladés en voiture à Beverly Hills et le quartier correspondait totalement à l’idée que j’en avais : grands palmiers, terrains verts, maisons gigantesques et voitures luxueuses. Plus on avançait dans les hauteurs de la ville et plus les villas se transformaient en palais, toutes plus grandes et plus somptueuses les unes que les autres. Sans vouloir à chaque fois rappeler la beauté de ma ville, les collines de Los Angeles m’ont énormément fait penser à Barcelone et au Tibidabo même si en termes de taille et de distance ce n’est absolument pas comparable. LA est si grande qu’il est impossible de la voir en entier de ses hauteurs. La végétation est aussi très belle, il y a certains paysages qui sont quasi désertiques et d’autres très verts (plus grâce à l’hyper-arrosage américain qu’aux pluies inexistantes californiennes). J’étais très heureuse d’enfin voir ces vues que je vois mises en scène depuis tant d’années dans des productions hollywoodiennes. On a pu également admirer de loin le Hollywood Sign avant de redescendre tranquillement vers la ville avec un magnifique début de coucher de soleil.

Le Hollywood Sign et les vues de LA sur Mullholand Dr

Se déplacer à Los Angeles sans voiture est long et très compliqué. Il y a effectivement un métro (aussi inconnu soit-il) mais d’après ce qu’on a pu comprendre il est un peu craignos et surtout très lent, tout comme le réseau de bus de la ville. De plus LA est tentaculaire, les distances sont énormes et sans voiture il est très compliqué de se déplacer rapidement et surtout aisément. Pour le côté environnemental on repassera du coup, comme un peu partout aux Etats-Unis.

C’est aussi quelque chose qui me frappe depuis que je suis ici, les américains passent leurs vies dans leurs voitures ! A Los Angeles, mise à part les quelques rues piétonnes comme Rodeo Drive pour le shopping de luxe ou encore le Walk of Fame et les plages, il est extrêmement rare de croiser quelqu’un à pied d’autant plus que les avenues sont interminables. Impossible de faire des courses de proximité ou de sortir boire un verre dans un bar « proche » si on vit dans un quartier résidentiel comme Beverly Hills, absolument tout se fait en voiture. Comparé à l’Europe où les transports en commun sont rois et où nombreuses distances sont parcourues à pied, c’est assez différent et plutôt déroutant quand on pense deux secondes à la pollution que tout ce trafic engendre. Les autoroutes qui traversent la ville dans tous les sens sont ainsi tout le temps embouteillées, ce qui fait que n’importe quel trajet peut durer beaucoup plus longtemps que prévu. En tant qu’européenne, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander toute la journée « est-ce vraiment une vie que de passer 25mn dans les bouchons pour aller chercher le pain ? ». Je crois que ça ne dérange pas trop les américains puisqu’à part New-York, je n’ai jamais vu aucune autre ville ici où la voiture n’était pas indispensable et que dans les bouchons, personne ne klaxonne ou semble se plaindre, question d’habitude j’imagine.

Beverly Hills

On a terminé notre journée en allant marcher sur le Walk of Fame (première chose rayée de ma bucket list!!) la fameuse avenue célébrissime de LA. C’était génial de voir avec mes propres yeux ces grandes étoiles roses et de fouler des noms d’artistes que j’aime tant comme Frank Sinatra ou encore Ice Cube, ainsi que de voir les quelques grands cinémas de l’avenue qui subsistent comme le très célèbre Chinese Theater. Néanmoins, je n’imaginais pas qu’à la nuit tombée (= vers 20h, heure californienne où la vie s’arrête puisque ce peuple vit et respire avec le soleil) l’avenue devienne un peu moins sûre : beaucoup de homeless occupent la rue et peuvent être un peu agressifs et comme on y trouve quelques boîtes de nuits, il y a aussi un début d’ambiance fêtarde pas forcément agréable quand il est encore tôt et que des familles se baladent encore. Les horaires sont tellement décalés comparés à l’Europe ici que les gens commencent à aller en club dès 21h, plutôt étrange quand on se dit qu’en Espagne à la même heure on commence à peine à dîner. Le Californien typique se couche tôt et se lève tôt pour aller faire du sport, sortir en boîte de nuit n’échappe donc pas à la règle puisque les soirées terminent aussi du coup très tôt ici.

Walk of fame

Au final, j’ai bien aimé Los Angeles mais je ne sais pas si je pourrais y vivre à long terme. La ville est vraiment très grande, sans voiture c’est (à mes yeux) impossible d’y résider et je crois qu’en tant que bonne européenne écolo je ne supporterais pas d’en avoir besoin pour effectuer ne serait-ce qu’un minime trajet. LA est une ville de paradoxe où se côtoient les richissimes et les plus grandes stars internationales mais où résident aussi beaucoup de homeless et de marginaux, les oubliés du système qui ont eux aussi sûrement tenté leur chance dans ce monde déconnecté qu’est Hollywood. Deux heures et trente minutes dans les embouteillages plus tard, nous voilà de retour à San Diego ! J’aimerais beaucoup retourner à LA parce que je n’ai pas eu le temps de visiter Santa Monica et que je suis persuadée que comme pour New-York, il faut une vie entière pour connaître ne serait-ce qu’un peu cette belle ville.

Capture d_écran 2017-10-02 à 09.15.22

City of stars are you shining just for me ?

City of stars, there’s so much that I can’t see

Who knows ?

I felt it from the first embrace  I shared with you 

Laisser un commentaire