18-23 octobre : En vadrouille à Saint-Pétersbourg

Hellooo!

Je reviens enfin pour mon article sur Saint-Pétersbourg! Avant toute chose, tu peux aller te promener dans les beaux endroits que j’ai visités grâce à ma vidéo de voyage en cliquant ici! Et si tu as envie d’en savoir plus sur ce que j’ai fait et mon ressenti de cette (petite) aventure en Russie, alors la suite est pour toi!

Alors première chose importante à savoir, je suis partie en Russie sans visa parce que je ne suis restée sur place que 72 heures et dans le cadre d’un voyage organisé avec ESN (qui est une association spécialement pour les étudiants Erasmus) et Timetravels qui est un organisme de voyage. Breeeef, tout ça pour dire que faire du tourisme en Russie c’est pas ce qu’il y a de plus évident, à moins de calculer son coup pour rester seulement 3 jours (auxquels on rajoute 2 jours, enfin 2 nuits de voyage en ferry pour l’aller-retour).

Pas de récap chronologique aujourd’hui, mais je vais parler des activités que j’avais prises dans le programme du voyage (et j’en avais pris beauuucoup!). Attention, je suis un peu moins sortie des sentiers battus et j’ai pas eu à gérer l’aspect organisationnel (les transports, les tickets) contrairement à Copenhague. Bon, on y va?

Saint-Pétersbourg (anciennement Petrograd et Leningrad, oui ils avaient décidé de faire simple) se situe totalement à l’ouest de la Russie, au bord de la mer Baltique. Capitale culturelle du pays, la ville a été énormément influencée par l’Europe, ce qui ce ressent pas mal sur place, d’autant plus qu’elle a été fondée il y a « seulement » 300 ans. Alors si vous voulez du traditionnel russe, il faudra peut-être s’aventurer jusqu’à Moscou, parce qu’à Saint-Pétersbourg le shot culturel, euh le choc culturel sera pas vraiment violent (à part qu’on change d’alphabet et de monnaie).

Que faire à Saint-Pétersbourg?

  • Pushkin le village des Tsars et le palace Catherine : c’est beau, ça brille, c’est bleu ciel et doré à la fois et ça moi j’adore, il y a pleiiins de vêtements et ça j’adore encore plus. On est dans l’intimité des « grands » de la Russie, des derniers tsars et tsarines. Moi qui me suis passionnée pour le mythe d’Anastasia, j’étais comme un poisson dans l’eau (ou dans de la vodka, oui pas sûr que ça lui fasse du bien au poisson)!
Palace Catherine
  • Une balade en bâteau sur la Neva (c’est le fleuve qui passe entre les différentes îles de St-Pétersbourg) : bon j’avoue, c’est pas vraiment ce qu’on pourrait appeler une visite culturelle (à part qu’on a goûté du faux champagne russe) mais c’était quand même un très bon moment dans le voyage, il faisait froid et nuit mais les bâtiments éclairés étaient canons et on a même vu un feu d’artifice!
  • Le musée Hermitage : alors là, si tu vas à St-Pétersbourg sans aller visiter le plus grand musée du monde, bah franchement c’est ballot (je ne vais pas te juger hein, mais bon c’est un peu dommage quand même). Ce musée est vraiment grandiose et ultra diversifié. Tu peux y voir de l’art russe, hollandais, asiatique, du Moyen-Orient, du De Vinci, même si moi ce qui me fait vraiiiiment triper ce sont les statues grecques qui retracent la mythologie (dans ma vidéo il y a un plan assez long d’une copie de la sculpture d’Antonio Canova Psyché ranimée par le baiser de l’Amour qui est vraiment ma sculpture préférée de tous les temps) et la collection égyptienne (avec une vraie momie, oui oui oui)
  •  La place du Palace (ça sonne mieux en anglais) : j’en suis tombée raide dingue, j’étais toute seule sur cette immense place, il y avait du soleil, j’étais tellement bien.
Palace Square
  • Le ballet : alors ça, c’était dans ma « bucket list » ou liste de choses à faire absolument pour nos chers francophones. J’étais comme une gamine devant la grâce de tous les danseurs qui ont interprété le Lac des Cygnes dans le théâtre jouxtant le musée Hermitage. C’était un moment suspendu dans le temps, je me suis vraiment régalée et deux heures c’est vraiment trop court.
La dernière révérence
  • Les cathédrales : alors ça aussi je pense que ça vaut vraiment le coup, même moi qui ne suis pas ultra fan, ça m’a plu (le guide y été probablement pour beaucoup). Donc j’ai visité la cathédrale St-Isaac (celle que j’ai préférée), la cathédrale Nikol’skyj avec de magnifiques coupoles dorées mais où j’ai du me voiler les cheveux à l’intérieur et enfin la cathédrale Saint-Sauveur-Sur-Le-Sang-Versé (oui je sais ça donne envie) qui est très belle à l’extérieur avec ses neuf coupoles.
  • Et enfin, les stations de métro : à mon grand désespoir je n’ai pas pu en visiter mais j’ai vu des photos et on m’a dit que c’était vraiment un truc à faire, tu peux te retrouver nez à nez avec des pubs communistes., comme ça, sans pression.

Niveau sécurité :

Ça ne rigole pas, il y avait eu des attentats en début d’année et pendant tout le voyage on a vu des militaires se « promener » dans la ville. Dans les musées, on laisse sa doudoune aux vestiaires, ainsi que son sac à dos et sa bouteille d’eau, d’où l’intérêt, à mon noble avis, de seulement avoir un sac à main ou une copine qui a un sac à main (si tu as la flemme / si t’es un garçon qui n’est pas adepte du sac à main / si toi aussi les bananes des années 90 ça te pique les yeux). De plus, ça c’est un détail pour un français qui arrive de France mais pour une française qui vit en Finlande depuis trois mois, ça m’a surprise de revoir du trafic, des voitures qui roulent vite (et mal, oups j’ai vraiment écrit ça?) et qui ne s’arrêtent pas comme les finlandais 20 mètres avant le passage piéton, qui s’arrêtent tout court d’ailleurs! Alors attention à ne pas se faire tuer!

Niveau sortie et monnaie :

Les boîtes à Saint-Pétersbourg sont super abordables (en tout cas ça change de Tampere), environ 300 roubles c’est-à-dire quand les 4,50€ en comptant le shot de vodka de bienvenue. Attention, la vodka c’est traître. Et les russes sont chauds.

Donc oui, en Russie, on paye en rouble avec 1 euro = 67 roubles (en tout cas quand je suis partie). J’avais changé 25 euros avant de partir mais sur place il y avait beaucoup de distributeurs où retirer des euros, après il faut juste se méfier des frais supplémentaires en fonction de son type de carte bancaire (wow je suis grave sérieuse dans cet article, c’est mon côté daronne).

Le(s) russe(s) :

Bon, étant en voyage organisé je ne peux pas dire que j’ai vraiment rencontré de russes à part les lourdauds en boîte et les prestataires de notre dîner traditionnel, qui certes ont mis une bonne ambiance en chantant, en dansant et en organisant des jeux machos (où le but est de montrer la force, l’agilité et la rapidité masculines). La seule chose que je m’avancerai à dire c’est qu’en effet, l’anglais n’est pas très répandu là-bas (ce qui contraste beaucoup avec ici). Alors, voici un petit cours de russe, c’est cadeau :

  • Bonjour = привет = priviète (et on roule bien son rrr je vous prie)
  • S’il vous plait = пожалуйста = pozhaluysta (oui bon, avec un mot comme ça, on arrête vite d’être poli)
  • Merci = спасибо = schpasiba (le guide nous a dit de penser à ce qu’on aime spa+sea+bar, oui c’est en anglais)
  • Pardon = извините = izvinite (ça c’est mon mot préféré, dans toutes les langues j’adore m’excuser d’exister)
  • Anglais? = Английский? = Angliyskiy? (j’avais appris « je suis perdue » mais heureusement je ne m’en suis pas servie).

Mais quand on ne parle pas la langue, un grand sourire et un peu de bol ça peut suffire (et le langage des signes aussi!)

Niveau bouffe :

Alors là, désolée, mais j’ai pas géré. J’ai participé à un repas « traditionnel » mais bon ce qu’on a mangé n’avait rien à voir avec ce que je savais de la « gastronomie » russe (par exempe les raviolis et la soupe de betterave) et j’ai loupé un resto parce que j’étais à la visite des cathédrales, la culture avant la bouffe!

Le seul soir où j’ai mangé dehors, c’est après avoir retrouvé deux de mes camarades de Sciences Po Bordeaux, Gabriel et Elisa qui sont en Erasmus à Saint-Pétersbourg. Ils m’ont emmené dans un immeuble un peu décalé/hipster/tendance/Darwin pour ceux qui connaissent Bordeaux, avec des épiceries, des boutiques et des restos à chaque étage et on a mangé coréen (je me suis régalée d’ailleurs)! Et puisque j’en parle, merci à eux, j’ai passé un excellent moment avec eux, à discuter de leur vie là-bas, et ça m’a vraiment refaite de parler avec des gens de chez moi même si à Sciences Po on avait jamais vraiment sympathisé.

D’ailleurs, je vous renvoie au blog de Gabriel qui fait partie de l’aventure de La Diascpora en cliquant ici pour sa page sur La Diascpora et ici pour son blog directement. Merci encore, j’espère avoir l’occasion de repasser des moments avec eux quand on rentrera à Bordeaux.

En bref :

J’ai passé de très bons moments à Saint-Pétersbourg qui m’en a mis plein la vue, bien que je me sois sentie moins « à l’aise » qu’en Finlande ou au Danemark (voir mon article sur Copenhague). Il faisait beau (ce qui est rare à Saint-Pétersbourg, ils ont 60 jours de soleil par an), les guides étaient adorables et passionnants, j’ai appris énormément de l’histoire de la Russie, j’ai parlé politique avec ma guide, je suis sortie, je me suis fait des potes, je me suis évadée en profitant du côté organisé pour lâcher prise.

J’adore me promener seule même si je ne l’ai fait que deux fois pendant mon voyage et me dire qu’il n’y a même pas 30 ans, ce pays c’était l’URSS procure un sentiment spécial. Y aller en automne était vraiment un bon plan, les couleurs étaient sublimes entre les feuilles auburn et les bâtiments pastels (« ma chérrrie, cette association dé couleuurrs c’est magnifaïïïque), le froid un peu vivifiant à cause du vent. Je crois que l’important, c’est de partir sans idée reçue, sans anticipation d’un quelque sentiment d’insécurité ou que sais-je.

Saint-Pétersbourg est un très bel endroit, même si on peut y trouver des mugs avec Poutine et Trump torses nus sur un cheval (voir mon porte-folio ci-dessous). J’avais terriblement besoin de m’évader à ce moment-là, de voyager dans le temps, alors partir en Russie tombait parfaitement (ça rime, biiim).

On se retrouve dans mon prochain article, à très vite!

Léna




























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