7-9 octobre 2017 : Copenhague, pourquoi les danois sont-ils les plus heureux?

Hellooo!

Je suis de retour pour vous parler de mon escapade à Copenhague (=Kööpenhamina en finnois), la capitale du Danemark. On va parler bons plans, culture, bonheur, économie, gastronomie… Si tu as envie de te promener avec moi dans la ville, au fil de mon récit, continue ta lecture (mon article est très long mais tu vas apprendre pleins de trucs)!

SAMEDI 7 OCTOBRE, 9H DU MATIN:

C’est parti, après 2h30 de bus pour faire Tampere-Helsinki puis 1h30 d’avion d’Helsinki à Copenhague et enfin un petit quart d’heure de train entre l’aéroport et la gare centrale de Copenhague, je débarque enfin. J’ai retrouvé mes copains Hugo et Matthis (que vous pouvez retrouver sur le blog commun) qui sont respectivement aux Pays-Bas et en Suède. Après s’être retrouvé et avoir constaté que le temps n’était pas à notre avantage (il a plu toute la journée), on est parti prendre un brunch dans un café très sympa.

Attention aux prix qui surprennent, les danois paient en couronne danoise (il faut les diviser par 7,5 pour avoir le prix approximatif en euros). Le Danemark est l’un des pays les plus chers d’Europe mais c’est relatif dans le sens où pour nos niveaux de prix français, on a trouvé la vie très chère là-bas (l’expresso est toujours aux environs de 25-30 couronnes, donc entre 3,30 et 4 euros) mais étant donné le niveau des salaires des danois (et même après déduction de leurs impôts astronomiques), payer ce prix-là pour un café ne choque pas tant que cela. Breeeef, après cette parenthèse, je voulais quand même vous partager l’adresse de ce café où la déco était top et les gens très agréables.

Donc alerte bon plan si vous voulez un endroit un peu hispter/bobo/moderne/végé & co : le Next Door Café qui propose pleins de sandwichs, salades, brunch, pancakes, muesli, jus et autres joyeusetés bien agréables sous le temps de chien qu’on avait.

L’après-midi on a fait un tour à un musée, le Ny Carlsberg Glyptotek (expo sur les peintres français, #sorrynotsorry).

SAMEDI SOIR :

On s’est promené encore un peu sous la pluie, on a mangé un burger et on est retourné au dortoir Urban House Copenhaguen qui était plus que correct, propre, avec une grande cuisine commune, un espace extérieur, un bar et plusieurs salles où regarder la télé, se poser, bouquiner. Et surtout, en plein centre de Copenhague, à 2-3 minutes de la gare centrale.

DIMANCHE MATIN, 9H30:

Départ depuis l’hôtel avec une guide pour un « free city tour« , gratuit grâce aux dons que les gens peuvent faire à la fin de la visite auprès du guide. On a fait le tour « classique » des plus jolis/connus monuments/quartiers et on a vraiment adoré, la guide était souriante et vous a bien fait voyagé dans la ville, dans l’histoire du Danemark et de Copenhague et même dans la culture danoise. D’autre part, le soleil était au rendez-vous, alors découvrir la ville a été un vrai plaisir. J’ai monté une vidéo avec des images assez sympas de ce tour que je ne saurai vous synthétiser. A savoir qu’il existe aussi un tour dit « alternatif » que j’aurai adoré faire étant donné qu’il permet de visiter des coins un peu plus cachés et inconnus du touriste (il existe aussi un tour des bars et un tour gastronomique, bref de quoi se faire plaisir!)

On a vraiment appris beaucoup sur l’architecture, sur l’histoire, les grands hommes ayant vécu à Copenhague (comme Andersen par exemple), des vikings aux guerres mondiales en passant par la création de l’empire danois qui a fini par s’effondrer, créant ce petit pays que l’on connait. La guide a fait une remarque très intéressante sur la conception danoise de son pays : « si nous ne pouvons plus être grands et importants à l’extérieur, alors faisons de l’intérieur  un endroit où il fait bon vivre ». Et durant toute la visite, la guide nous a fait part de ces hypothèses concernant le bonheur des danois.

Les cinq sources du bonheur et qui font des danois, les plus heureux du monde :

1. Le hygge : ce terme assez abstrait désigne l’atmosphère paisible, chaleureuse, réconfortante, cozy du plaid et de la cheminée, entre amis et en famille, quand on fuit l’hiver scandinave (le froid, le froid, les danois sont des petits joueurs, qu’ils viennent en Finlande (zéro subjectivité bien évidemment)). Bref, les danois aiment se créer un vrai cocon, une petite bulle de chaleur qui laisse un sentiment de bien-être et qui permet d’affronter l’hiver. Alors tous en pyjama avec un chocolat chaud et Harry Potter (attention : les conceptions du hygge peuvent varier d’un individu à l’autre).

2. La bonne nourriture : parce que je ne suis pas restée assez longtemps pour parler correctement de ce sujet, parce que je ne veux pas pomper Wikipédia ni tomber dans le cliché « harengs, saumons, œufs de lump, cabillaud » et c’est tout, je vais vous parler seulement ce que j’ai vraiment vu et/ou goûté. D’abord, le Smørrebrød. Il s’agit d’un sandwich « ouvert », une tranche de pain noir (du pain de seigle), recouvert d’un peu de beurre et de garnitures très variées (légumes, fruits, viandes, poissons et fruits de mer…). C’est très commun de manger ça pour le déjeuner et on en trouve partout. Ensuite, la guide nous a parlé des hot-dogs danois, avec leur saucisse d’un rouge éclatant, le combo ketchup mayonnaise et moutarde, souvent avec des oignons, les fameux concombres marinés et de la rémoulade. Enfin, le Snegl, récemment baptisé meilleure pâtisserie de Copenhague. Avec une forme d’escargot, un peu comme un pain aux raisins sans raisins mais avec sucre roux, un peu de cannelle, on se régale à en manger! J’ai vu d’autres pâtisseries, au chocolat, à la cannelle, des « carrot pies » (gâteaux à la carotte) mais le Snegl m’a été présenté comme quelque chose de vraiment typique alors je voulais en parler ici.

Smørrebrød – pas ma photo mais libre de droits
Les Snegl 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Les libertés personnelles : un petit peu comme en Finlande avec les « everyman’s rights » qui permettent à tout le monde de se promener dans n’importe quelle forêt, d’y pêcher, d’y cueillir des baies, des champignons, d’y randonner, d’y faire du canoë, le Danemark a à cœur d’accorder de nombreuses libertés personnelles. L’Etat, bien que très présent à travers la taxation, cherche à ne pas interférer dans les choix personnels des individus. Une fois de plus, je n’ai pas vécu au Danemark contrairement à la guide, donc cette raison reste assez abstraite pour moi vu que je ne l’ai pas moi-même expérimentée. Alors même si je retranscris ce qu’elle nous a expliqué, je ne vais pas m’étaler davantage.

4.  Les règles de Jante: connues de tous sans être jamais mentionnées directement, ces règles de savoir-vivre portent sur plusieurs aspects autour de la ponctualité et particulièrement la modestie et l’égalité. Au Danemark, on ne se lance pas de fleurs, on ne se met pas trop en avant, de même qu’on ne crie pas sa réussite sur tous les toits. Avantages et inconvénients se trouvent à ce niveau là et concernent également le thème de l’égalité. Je m’explique. Chez les danois, tout le monde est au même niveau, alors on traite avec politesse tout le monde, on ne regarde pas de haut les autres, on ne les rabaisse pas, même si on a parle à un serveur, un homme de ménage (provocatiooooon) et qu’on est une PDG ou je ne sais. Ce qui fait que si quelqu’un s’enrichit/gravit des échelons et en parle un peu « trop », les gens autour de lui vont désapprouver son comportement et chercher à le faire « redescendre sur Terre ».

5. L’Etat-providence: dernière raison (toujours selon notre guide) et non pas des moindres, l’accès au services pour tous permet aux danois d’avoir une vie de qualité et de bénéficier de nombreux avantages moyennant des taux élevés de taxation. [L’Etat-providence désigne l’ensemble des interventions de l’État dans le domaine social qui visent à garantir un niveau minimum de bien-être à l’ensemble de la population, en particulier à travers un système étendu de protection sociale. On l’oppose couramment à celle d’ »État gendarme ou protecteur », dans laquelle l’intervention de l’État est limitée à ses fonctions régaliennes (justice, police, diplomatie…).http://www.vie-publique.fr/)]. De même qu’en Finlande et dans les autres pays scandinaves, le modèle de l’Etat providence nordique se base sur une forte intervention de l’Etat et un niveau très élevé de taxation. En contrepartie, les services sont extrêmement développés (bourse, garderie d’enfants gratuite et pour tous, hôpital public, retraite, maladie…) et surtout, les services sont pour tout le monde. Donc même ceux qui payent beaucoup d’impôts y trouvent leur compte car ils bénéficient des mêmes avantages que ceux qui sont plus démunis. Même si parfois, des citoyens réclament de payer moins d’impôts, la grande majorité des scandinaves a conscience de profiter de très nombreux avantages et ne souhaitent pas revoir à la baisse les interventions de l’Etat. Mais je pourrai reparler de ce modèle que j’ai étudié plus tard.

Après le tour, on est allé manger dans un immense hangar rempli de food trucks, qui met à l’honneur la cuisine de rue donc. Attention, deuxième bon plan : il y a quasiment tous les types de nourriture provenant de partout dans le monde, c’est bon, c’est pas trop cher, il y a du monde, des couleurs, des senteurs. Bref, c’est top. Ce lieu, c’est la Copenhaguen Street Food. Et on s’est régalé.

Une fois la panse remplie, on est allé se dégourdir les pattes dans Christiania, sorte de ville libre autoproclamée, colonisée par les artistes et les hippies dans les années 70, où les voitures ne sont pas autorisés, contrairement au cannabis. C’était bien agréable comme endroit, un peu perdu dans la nature, un peu décalé, un peu dans sa bulle. C’est pourtant juste à côté du quartier le plus touristique de Copenhague, Nyhavn. Mais malgré cela, on a l’impression d’avoir changé complètement d’atmosphère.

Matthis et Hugo repartis, j’ai profité de ma soirée pour me reposer et discuter avec une Australienne, une Canadienne et une Coréenne (ce qui m’a valu d’avoir du café coréen pour le petit-déj du lendemain! J’adore les dortoirs de backpackers).

LUNDI MATIN, 9H00 :

Il fait beau, et après mon café coréen (café dit « mixte » car il contient à la fois le café, le lait et le sucre), je quitte le dortoir. J’ai déambulé dans le centre-ville de Copenhague jusqu’au parc Ørstedsparken. C’est lundi matin, des enfants font une sorte de course d’orientation, le soleil brille, il ne fait pas trop froid. Je suis bien. A deux pas de là, Torvehallerne qui est un marché couvert divisé en deux parties, l’une axée sur le salé, l’autre sur le sucré. C’est là que j’ai acheté mon Snegl (et une part de gâteau à la cannelle), que j’ai mangé sur la place jouxtant le marché. On peut difficilement rêver mieux.

Mais déjà trop tôt, on repart dans le sens inverse, train-avion-bus, de retour en Finlande (où il pleut).

Je n’ai goûté qu’une bouchée de Copenhague et du Danemark, mais je n’ai qu’une hâte, c’est d’y retourner.

RECAP :

Où manger?

  • Next Door Cafe
  • Street Food,
  • Torvehallerne

Que faire ?

  • Musées : Ny Carlsberg Glyptotek, le Musée National (dont on nous a dit beaucoup de bien mais qu’on a pas eu le temps de faire)
  • Copenhague Town Hall
  • Les Jardins de Tivoli
  • Le palais royal danois
  • Nyhavn
  • Nytorv et Gammeltorv
  • Amalienborg Slotsplad (une place entourée des palais des quatre familles les plus riches du Danemark, l’un d’eux occupé par l’actuelle reine du Danemark. Depuis cette place on peut apercevoir le controversé opéra de Copenhague (il est très moche c’est pour ça))

Je vous laisse sur ma galerie de photos et sur ma vidéo publiée sur le compte Youtube de La Diascpora ici. Merci d’avoir lu jusque là, nähdään! (=au revoir!)

Léna

 














 

 

 







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