Léna (Tampere) – 10 choses qui ont changé depuis que je suis en Finlande

Hellooo!

Je reviens avec un petit article un peu rigolo sur les choses qui ont changé depuis que je vis en Finlande (=Suomi en finnois)!

1. Je mange du concombre : oui je sais bien que fondamentalement potentiellement on s’en fiche, mais quand je pense à toutes les fois où j’ai lutté contre le reste du monde pour qu’on ne mette pas de concombre dans les salades en été, et toutes les fois où j’ai passé mon repas à trier les morceaux de concombre de ma salade quand j’avais perdu la bataille (mais pas la guerre!), oui je suis désolée, mais c’est une grande victoire! Or en Finlande, ils te ressortent sans arrêt le combo pain noir-fromage dégueu-tomate-concombre (ok c’est un peu plus qu’un combo du coup), donc j’ai fini par m’adapter contre mon gré!

2. Je n’ai plus peur des gars avec des cheveux longs et des barbes longues pleines de perles : je dis ça avec beaucoup d’humour mais c’est vrai qu’au début je me faisais encore la réflexion (certes un peu nulle, je ne sais même pas si ça s’appelle vraiment une réflexion) que « tiens, ses cheveux sont plus longs que les miens, c’est un truc de dingue quand même ». J’envisage d’ailleurs une étude statistique sur les membres de ma chorale : sur 25 chanteurs, il doit y en avoir 6 ou 7 qui ont les cheveux courts, donc forcément pour une petite française habituée aux cheveux courts (bien que cela inclue aussi des coupes bien moches parfois), c’est (c’était) quelque chose de « remarquable ». Mais c’est pas grave hein, je suis bien placée pour savoir que les cheveux longs, c’est cool, c’est un bon moyen de marquer son territoire et ça prend à peine vingt minutes pour un shampoing (valeur exagérée exprès).

Ouh qu’il a l’air dangereux!

3. Je m’habille différemment : ma tenue ici quand il fait -2 degrés, c’est la tenue que je porte (portais) par 5-6 degrés en France, c’est fou comment le corps humain s’adapte! En même temps, pas le choix. Hier, je faisais des courses pour un manteau et la vendeuse m’a dit « Vous savez, les deux derniers hivers ont été beaucoup moins froids que d’habitude, au maximum, on a eu QUE -20°C! » Ah. Ah. Ah. Alors, tu comprendras, que si je veux survivre dans cette nature hostile, pas le choix de me conditionner un minimum et de repousser mes limites de la frilosité!

4. Je ne m’étonnes même plus de me promener en forêt près du lac et de voir des finlandais avec la peau toute rouge qui courent pour plonger dans l’eau! Comme quoi, ce n’était pas un mythe! Et je ne vais pas me plaindre, puisqu’ils ne sont pas à poil! (Les finlandais sont les plus timides du monde mais peuvent aller au sauna à poil entre potes sans pression, je les aime). J’ai trouvé cette vidéo sur Youtube, c’est le sauna à côté de chez moi!

5. Je vais moi-même au sauna : et j’adore ça! C’est mon petit rituel du jeudi soir, loin des soirées étudiantes où il faut sortir dans le froid et rentrer à pied (#mamiepower). Une bonne petite demie-heure au sauna, où on peut papoter tricot avec les copines (et les copains, normalement il y a des tours pour les hommes et les femmes mais nous on s’en fout, on est des super-voyous), bien confortable sur le bois brûlant (notre sauna est aux alentours des 80-90°C) et après dodo, parce que le sauna ça crève!

6. J’ai une démarche plus minimaliste : d’une part, parce que je ne vais rester dans ma chambre que dix mois avec une capacité de choses à ramener égale à celle pour venir, donc autant dire que ça ne sert à rien que j’achète pleins de trucs que je ne pourrais pas rapporter. Et puis parce qu’ici, tout est très fonctionnel, alors le superflu est superflu et considéré comme tel! Les finlandais ont un seul manteau pour l’hiver, une bonne paire de bottes et yaouh! Les gens ne sont pas ultra chics, et de toute façon, sous quatre couches de vêtements, ça devient difficile de l’être. Et puis, on s’en fout.

7. Je me suis découverte une passion pour les voyages : alors ok, je n’ai pas fait toute l’Asie à pied ni le tour du monde sur mon bateau sans moteur et sans voile, maiiis j’ai quand même découvert des coins sympas et le plaisir que c’est d’être dans un dortoir, où il y a toujours quelqu’un avec qui papoter parce qu’il voyage aussi. Le côté sac à dos m’a terriblement plu, et même si j’adore le tourisme urbain, j’ai bien envie d’aller aussi faire un tour dans la pampa (ok, ce n’est pas le terme le plus approprié du monde, la toundra, ça vous va?)

Aucun élément trouvé.
 

8. Je suis moins stressée : oui ça ne change pas grand chose à ta vie. Mais en vrai c’est cool. La vie ici est vraiment apaisée, les gens sont gentils, calmes, tout est bien organisé. Probablement le fait que la fac se passe bien et soit moins dure que Sciences Po joue aussi pas mal. Et la nature aussi, je peux me promener au lac qui est à deux minutes de chez moi.

9. J’ai appris énormément de choses : j’ai appris sur la situation économique du Portugal mais aussi les beaux endroits où aller, j’ai appris la situation politique en Indonésie, ce qu’on fait à Pâques en République Tchèque, le ressenti italien de la crise migratoire actuelle à Lampedusa et dans le reste de l’Italie, la politesse au Japon et comment manger des sushis, l’histoire et la culture danoises, russes, finlandaises (encore heureux!) et ce que je pourrais manger si j’allais en Allemagne, en Espagne, en Turquie, en Macédoine, en Indonésie, au Japon, en Italie (les pâtes, les vraies!), au Liban, en Russie, au Danemark. Et que le menu végé à la cafétéria universitaire c’est vraiment bon. Oui, la bouffe c’est important, et c’est d’ailleurs le sujet du dernier point de cet article.

10. Je mange du camembert comme ça : alors oui, honte à moi, en France, je n’aimais pas le camembert, ou alors fallait-il qu’il soit fondu (au barbecue c’est le mieux). Mais ça, c’était avant. Ma famille de Bordeaux m’a envoyé un colis avec du fromage, dont un camembert, que j’ai mangé comme ça, et j’ai a-do-ré! Comme quoi, Erasmus ça ne renforce pas vraiment le sentiment « européen » mais bien celui de notre pays (je pose ça là, citoyenneté européenne, sentiment d’éloignement, crise de l’Europe, tout ça, tout ça)

Big up à ma famille bordelaise, je vous aime (et pas seulement quand vous m’envoyez de la bouffe hein!?)

J’espère que ce petit top vous a plu, il manque des choses! Et il y a des choses qui ont changé mais à l’intérieur de moi, je sens bien qu’à travers la marche que c’est d’être à l’étranger toute seule pour la première fois (même si on reste dans l’Union Européenne, j’ai UNE heure de décalage, ok?!), ça m’a fait énormément mûrir, et je sens que mon moi intérieur est plus profond et va chercher des ressources auxquelles je n’avais jamais touché avant! Après tout,

« On voyage pour changer, non de lieu mais d’idée » Hippolyte Taine

Mon article sur St-Pétersbourg arrive bientôt, ma vidéo est prête mais je ne peux pas l’exporter pour l’instant, alors patience! D’ici là, je vous dis à très vite!

Léna


 
 

 
 

Laisser un commentaire