Mais pourquoi Vancouver?

La scène résume parfaitement bien l’étonnement qu’a pu susciter mon choix. En face de moi, deux de mes plus proches amis du lycée me dévisagent comme s’il m’était soudainement poussé une deuxième tête. « Le Canada? Sérieux? Mais c’est…loin non? ».

Oh oui, c’est loin. Et ça allait bouleverser mes habitudes et mon petit confort. Moi, la casanière, la franchouillarde par excellence, moi, si attachée à mes vignes, à mon petit village, à la région bordelaise, à mon petit pays. Moi, qui aime certes voyager mais qui n’ait jamais été une bagpackeuse. Moi qui déteste tant l’avion. Moi qui ait tant de mal à être séparée de ceux que j’aime. Je venais de prendre la décision de passer huit mois de ma vie à 8000 kilomètres et neuf heures de décalage horaires de chez moi.

La question est donc, évidemment, toute légitime: mais pourquoi Vancouver?

J’aimerais pouvoir dire que c’est mon rêve de toujours, j’aimerais pouvoir dire que je suis tombée amoureuse de la ville en me renseignant un peu, j’aimerais pouvoir dire que j’ai toujours été fascinée par le Canada…mais ça ne serait pas totalement la vérité.

La vérité, c’est qu’il a fallu juste une phrase d’un ami de mes parents, qui a un temps vécu à Vancouver, pour me convaincre:

« Ce que j’avais trouvé fou dans cette ville, c’est que l’été, les gens vont au boulot en paddle, et l’hiver en ski. »

Emballé, c’est pesé! J’irais bien voir à quoi ça ressemble Vancouver moi!

(La vérité, épisode 2, c’est qu’il a aussi fallu la curiosité de mon frère, un jour où il regardait avec moi la liste des destinations proposées par l’IEP, qu’il se demande où ça pouvait bien être, cette Simon Fraser University de Burnaby, et qu’il finisse par me faire part de sa découverte à grand renfort de Google Maps: Burnaby, c’est juste à une heure environ en transports en communs de Vancouver).

Voilà donc comment, presque par hasard, je me suis retrouvée un matin d’août dans un avion en direction de la capitale de la Colombie-Britannique. Bon, entre temps, je l’avoue, je m’étais quand même renseignée, et je dois dire qu’elle me plaisait bien, cette ville. 


« My new city » (crédits photo: Tourism Vancouver)

Vancouver, c’est en quelque sorte un joli mélange de tout ce que j’aime. Une ville moderne, quasi neuve, « safe », dynamique, qui bouge. Une culture du bien-être, du respect de l’environnement, qui se traduit par une agglomération tournée vers le nature (qui regorge de pelouses, de parcs, d’arbres…). Une ville sportive également, avec des stades, un village olympique, des kilomètres de pistes cyclables, une équipe de foot et j’en passe. Vancouver, c’est aussi la merveilleuse rencontre de la plage et de la montagne, c’est les pieds dans l’eau et les orteils dans le sable face aux chaînes montagneuses en plein mois d’août, ou les pistes de ski avec vue sur le Pacifique en hiver.

En résumé, Vancouver, c’est un merveilleux cocktail de sons, de couleurs, de sensations et d’ambiances. Je m’y suis tout de suite sentie à ma place. Ça fait partie de ma vie désormais, flâner à Stanley Park, déguster des poutines sur Seymour Street, m’imprégner de l’odeur iodée de la mer, déambuler dans le Granville Market, ou tomber nez-à-nez avec des ratons laveurs en plein milieu du campus. Il y a bientôt deux mois, je suis arrivée ici sans trop savoir à quoi m’attendre. Je sais déjà que j’aurais du mal à repartir.







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