Weekend à Banff

Tous les deux sans personne (référence musical de 22h44)

Plus sérieusement. Les Canadiens fêtant l’armistice de la Première Guerre mondiale le 13 novembre, qui tombait cette année un lundi, je me suis retrouvée, en début de mois, avec un weekend de presque cinq jours. Quoi de mieux pour aller se promener et découvrir un peu plus ce pays totalement fou dans lequel j’ai mis les pieds il y a déjà plus de deux mois? Mon choix s’arrête assez rapidement sur Banff, petite ville touristique très réputée au sein du parc national éponyme, dans l’Alberta, la province voisine de la Colombie-Britannique en partant vers la côte est. Plusieurs de mes amis y sont allés, j’en ai beaucoup entendu parler, et cela a avivé ma curiosité.

Je sors de cours un peu avant midi le jeudi 9 novembre, mes petits bagages déjà préparés, et c’est parti! Vancouver-Banff, c’est 13h de bus, je voyage donc de nuit pour économiser une nuit de logement sur place. Le bus est bondé, les éclairages ne fonctionnent pas, pas plus que le wifi…donc je dors (ou plutôt je tente de dormir, au gré de mon voisin qui gigote, et des arrêts toutes les demi-heures puisque le bus a décidé de desservir toutes les villes qu’il traverse sur son chemin). Résultat, à 8h le dimanche matin, arrivée très fraîche à Banff! Mais je ne suis pas la seule à être fraîche, puisque toute la ville est sous plusieurs dizaines de centimètres de neige. Forcément, je m’étais renseignée, je m’y attendais, mais ça procure quand même toujours une étrange sensation de bonheur, de joie presque enfantine, de voir de la neige.

Je traverse le village une première fois pour rejoindre mon auberge de jeunesse. Ce n’est pas très grand, un simple enchevêtrement de quelques rues, bordées de mignons petits chalets de bois, de sapins et de drapeaux. On se croirait dans un film de Noël, avec une petite touche Disneyland, pour le côté magique et très propre.

Crédits: banfflakelouise.com (malgré toute ma volonté, je suis incapable de prendre une photo aussi belle…)

Je passe la première journée à me promener dans le village, à le découvrir, je rentre dans quelques boutiques, j’achète des gants, et je m’aventure dans les alentours, vers les premiers sentiers de randonnée. Mais la fatigue de la non-nuit dans le bus se fait rapidement ressentir, je préfère ne pas rentrer trop tard pour une bonne nuit de sommeil, afin d’être vraiment en forme sur le jour et demi qu’il me reste.

Le samedi et le dimanche matin, avant de prendre le bus du retour, je déambule dans les divers sentiers de randonnée, qui longent tantôt une rivière, tantôt escaladent un versant rocher pour donner une vue imprenable sur les montagnes qui m’entourent. Je croise d’autres visiteurs, beaucoup de groupes, mais quelques loups solitaires comme moi, avec qui je partage un bout de chemin. J’ai l’occasion de voir des choses que je n’ai jamais eu l’occasion de voir. Une rivière partiellement gelée, sur laquelle je m’avanture timidement. Un château-hôtel sous la neige, perdu dans les bois. D’harmonieux mélanges de sable, de pierre et de glace. Un élan, au détour d’un chemin, qui prend paisiblement le soleil. C’est un vrai bol d’air, une petite pause qui fait énormément de bien avant de retrouver l’agitation de la fin de semestre à l’université. Au moment de monter dans mon bus pour rentrer vers Vancouver, je me sens reposée. C’est tout ce que j’attendais de ce petit weekend.







Retrouvez 1yearinvancouver sur Once Year In Vancouver

Article original : Cliquer Ici

<

p class= »wpematico_credit »>Powered by WPeMatico

Laisser un commentaire