Paulin (Lima) – Lima : Guide de survie.

Ça y est : après une journée de vol, j’arrive enfin à Lima.

Moi qui n’ai jamais quitté ma France natale, j’avais encore du mal à réaliser dans quoi je venais de me fourrer. Je me retrouvais à 10.000km de chez moi, dans une ville de 9 Millions d’habitants (le quart de la population péruvienne, rien que ça ! ), accompagné de Lola, deuxième étudiante de Sciences Po Bordeaux à faire son année de mobilité au pays des lamas et du Machu-Picchu.

Une ville qui paraît chaotique et un peu triste…

À notre arrivée, plusieurs choses nous frappent immédiatement.

Tout d’abord, la circulation, incessante et anarchique. Les milliers de combis (petits bus) qui composent la capitale adoptent une conduite très agressive pour rattraper les bus concurrents, ce qui transforme la rue en un chaos urbain qui fonctionne étonnamment bien (il n’est pas rare que deux véhicules se frôlent de quelques centimètres, mais je n’ai jamais constaté d’accident). Lima est une ville bruyante et régulièrement recouverte par le smog du fait de la vétusté des transports en commun, et de la tendance des conducteurs d’appuyer un peu trop sur leur claxon : les taxis pour appeler les clients, les voitures pour les bouchons, et les combis… sans vraiment de raison ! Petit bonus : les voitures ont des alarmes très sensibles, et ont donc tendance à s’exciter régulièrement sans vraiment de raison. Les premiers jours dans Lima se sont donc accompagnés de faibles maux de têtes mais on s’y est très vite habitués.

Le climat : même si c’est souvent par rivalité entre ville et campagne, les ruraux qualifient souvent la capitale de ville « Grise et triste ». Et ils ont plutôt raison : avec un peu moins de 40h d’ensoleillement en Juillet, le mois le plus « froid » (12 à 16°C) de l’année, on se croirait à Bordeaux un mois d’octobre mais la pluie en moins, car Lima est la plus grande ville au monde à se situer sur un désert. La ville, assez peu colorée voire délabrée par endroits du fait d’une expansion urbain folle, peu ainsi paraître un peu triste par moment.

 

… mais qui se révèle très organisée et pleine de vie

Fort heureusement, les atouts de la capitale Péruvienne compensent largement ces petits désagréments du quotidien.

Lima bénéficie d’un climat doux toute l’année et surtout d’un front de mer agréable qui permettent des ballades ou la pratique du surf (Lola, qui en faisait déjà, se régale). Car si dans l’imaginaire européen Lima est une cité perdue dans les Andes, c’est en réalité une des plus grandes métropoles mondiales, seulement séparée de la mer par un malecon haut de 30 mètres. On est loin des lamas et du Machu Picchu.

Aperçu du Malecon, quartier de Miraflores

Le système de transport, bien que chaotique et un peu vieillot, se révèle très pratique et économique pour se déplacer dans la capitale. Car si la course en Uber se révèle déjà très économique (compter 2€50 pour 5km), un trajet en bus coûte entre 15cts (une avenue) et 1€ (traversée de la ville). Ils se prennent partout et il suffit de lire les points de passages sur les côtés du bus pour savoir si c’est celui que l’on attend. Du fait d’une très forte concurrence entre combis, il est très rare (voir un peu stressant) d’attendre un bus plus de 3mn, et le transport est rapide (les chauffeurs conduisent vite pour rattraper la concurrence).

Le combi, moyen de transport par excellence à Lima.

La nourriture ensuite ! Lima est considérée en Amérique du Sud comme LE pôle gastronomique et culturel du sous-continent. Les restaurants, boulangeries, glaciers ou autres fourmillent dans la capitale. Les mercados, halles présentes dans chaque quartier, regorgent de petits boui-bouis à la cuisine délicieuse et très économique : comptez 8S/. (2,30€) en moyenne pour un « menu » complet (entrée et jus). La rue est également pleine de vendeurs ambulants proposant un peu de tout pour des prix allant de 1S/. (30cts) à 4S/. (1,20€). La cuisine péruvienne, street-food ou non, est assez riche et copieuse. Je ferais un billet sur ce thème dans quelque temps.

Lima est aussi une ville qui regorge de vie ! Des activités culturelles sont proposées tous les jours, les galeries d’art y sont nombreuses, et la capitale possède plusieurs quartiers bohêmes, notamment Barranco ou la méconnue Callao, qui nous régalent en street-art.

Callao, perle culturelle méconnue des touristes.

Le quartier chinois est une zone commerciale piétonne grouillant de monde où l’on vend de tout et à tous les prix, et le centre historique situé juste à côté nous régale avec ses nombreuses cathédrales et ses bâtisses coloniales. étonnamment, Lima est une cité globalement très sûre, avec des policiers un peu inutile mais une sécurité privée omniprésente (hormis dans les quartiers périphériques, plus pauvres). Il est donc possible de se balader avec son téléphone sans risque dans la plupart de la ville. Cela paraît anodin, mais le fait de se sentir en sécurité enlève un stress.

Une cathédrale du centre de Lima.

Finalement, il ne faut pas rester sur sa première impression avec Lima. Cette ville qui paraît aux premier abord chaotique, triste et agressive se révèle seulement être d’une logique différente à la mentalité européenne. Une fois que l’on comprend ses codes, Lima nous montre son véritable potentiel, celle d’une ville riche en culture, et finalement très bien organisée. Un ami Péruvien m’a résumé la capitale en une phrase un peu simpliste mais finalement assez juste : Lima, c’est la New-York du sud. Toute aussi bruyante et vivante, mais version pays en développement.

Lima est une ville fantastique malgré quelques inconvénients, et elle a surtout l’avantage d’être située dans un pays plein de richesse, et au milieu d’un continent qui ne demande qu’à être exploré. Alors autant commencer rapidement à découvrir tout ça ! À très vite.

2 réponses sur “Paulin (Lima) – Lima : Guide de survie.”

  1. Magnifique plan en 2 parties deux sous parties ! Félicitations, il faudrait toutefois faire attention à quelques fautes par ci par là. La problématique est à redéfinir mais vous avez bien compris l’enjeu du thème. 11/20

    Si les combis claxonnent c’est pour que les gens qui attendent repèrent la destination 😉 enfin en tout cas ici c’est pour ça ! Ca me rassure de voir que cette chaleur humaine et hurlante se trouve partout en Amérique du Sud haha

    1. Merci beaucoup Pierre ahaha ! Il va falloir que je m’améliore visiblement.
      À Lima les « cobradors » se chargent de rabattre les usagers, principalement en hélant les noms des grands points de passages. Le claxon sert plutôt au chauffeur pour râler, souvent contre les autres combis qui bloquent la rue. Parfois aussi pour communiquer avec le cobrador 🙂

Laisser un commentaire